lundi, novembre 14, 2005

Le droit de parole

Comme je n’aime pas être censuré, sans justification aucune qui plus est. Je dépose ici mes intentions. Et puis... Manquent pas d’air les gens, ça écrit des horreurs, ça se complaît dans ses travers mais non, vous avez pas droit au chapitre. Ah... Décidément ils ne changeront pas. Et finiront mal. Mais ce texte intelligent ne mourra pas, ah ça non ! Voici :

“ Je suis bien d’accord mais nous non plus on n’est pas des chiens. Ni les seuls à geindre…
Je ne connais pas ton histoire mais je sais que toute histoire connaît de multiples éclairages. Chacun vit à sa façon l’histoire en commun.
Je ne sais pas, beaucoup de douleur ressort de tout cela mais je ne pense pas que la rudesse soit la seule issue, même pour toi. La douceur te serait-elle si inaccessible que ça ? Puis, pardonner ne signifie pas retomber dans les mêmes travers. Mandela a su pardonner, et aller de l’avant, c’est même grâce à cette attitude cinq étoiles que le changement fut possible (même si les malheurs continueront d’exister, évidemment). Bon, moi le premier je sais faire parler l’impulsivité mais j’essaye d’éviter la cruauté, oh... Oui nous sommes des bêtes méchantes, mais quand même... Ah, enfin... je ne sais pas au fond, c’est juste qu’en lisant ton entrée d’abord j’ai eu le haut-le-cœur, puis ça m’a révolté et finalement je me dis que la souffrance engendre la souffrance, on ne peut pas lui en vouloir. Tu dis que pardonner était la fin de ton monde mais les suicides toujours s’arrangent pour trouver leurs motifs, faut pas déconner, si on en vient à pareille extrémité c’est qu’il y a un sérieux problème chez soi. Après au hasard le choix des modalités, mais vraiment, si on n’accorde pas plus de valeur à sa propre vie que ce que les autres veulent bien nous faire subir il est temps de faire le point. Ce que tu as fait, mais de quelle manière ! Je me rappelle, toi-même la première à exécrer ‘les gens dans les parages qui ne cessent de geindre’, tu ne l’avais pas formulé en ces termes mais l’idée est là. Alors voilà, tous on geint, et tous on sait être très chien envers autrui. À force je vais finir par donner raison à Houellebecq, l’homme est un animal tordu et empli de vacherie.
Pourtant… je préfère me battre contre cela, au moins un peu, essayer, après on verra, même si déjà les saveurs se font sentir.

Mise à jour de dernière minute : la belle surprise, moi qui avais préparé mes idées sur Word, que vois-je ? Tu m’as refusé l’accès au droit de réponse... Je t’ai connue plus argumentée que cela, toi qui te plaignais des débats stériles sur parano et autre, tu t’achemines décidément de plus en plus vers la facilité, et ce à tous niveaux. En fait tu préfères les caractères (et les situations) dociles, discrets, ou assez détachés, même faussement, c’est triste, vraiment. Ça n’aura qu’un temps, toi comme moi le savons, et même si tu t’y refuses ça n’aura qu’un temps. Le plus beau mensonge du monde finit par se lasser et péter dans les dents. Je suis juste désolé de t’avoir prise pour quelqu’un d’autre. Mais il faut bien s’y résoudre, je n’ai rien d’une personnalité pratique. ”

2 Comments:

Anonymous Lola said...

Bonjour! Le pardon est un don du coeur s'il est vrai ; profondément vrai. C'est une grande qualité que de savoir pardonner à autrui. Il semblerait que peu de personnes connaissent véritablement sa signification. En tout cas, manifestement j'apprécie beaucoup ce que vous écrivez.

1:51 PM  
Blogger Olivier said...

Bonjour ! (ça fait souvent plaisir)
Oui le pardon... Oh mais faut pas croire, c’est un point sublime à l’horizon (le pardon avec sagesse, bien sûr), mais en pratique bien des courants et tempêtes viennent dériver. Mais ce serait bien, pouvoir ne pas rajouter sa couche de désagréable, déjà assez comme ça. Voilà, après on fait comme on peut.
En tout cas merci du passage, et de l’appréciation ! (ça fait toujours plaisir)

3:00 PM  

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