jeudi, juillet 14, 2005

Une lettre que j'écrivais à Jérôme (Attal); j'en dépose copie car le sujet y abordé intéresse aussi mon blog, cette idée de l'absurde, presque aussi notre pathétique, notre 'comique', toute la bêtise toujours que l'on frôle ou mieux! que l'on engloutit...
Et je ne doute pas que ce thème me reviendra très bientôt, sous une forme ou sous une autre, alors Stay tuned!

Cher poète (mieux lustré que l’ami Baudelaire),
Jérôme voyons, où va-t-on si on ne peut plus (pré)juger !
Enfin ! ne sont-ce pas là les préliminaires de la pensée ?
Tout ça pour dire que ton ‘Alors pas de condamnations hâtives jeune mousse.’ était bien classe, bien stylé ; voilà, à présent je te laisse travailler, je sais, il y a tant de cœurs à déflorer ! J’espère que le tien tout de même s’est préservé quelques pétales, faut en garder pour la suite, mais de toute façon comme pour l’artichaut, on se régale à la fin !
Ah mais attends,
Maintenant que j’y pense, je tiens à te dire que ton 14 juillet dans son ensemble est pensé inspiré et intense par mots délicats, comme souvent chez toi ; et j’ai apprécié tout particulièrement ce passage :
La solitude n'est pas encombrante.
Mal aimer l'est davantage.
Il y a derrière la brèche
Une faille.
Et encore une faille derrière.
Cela m'était caché autrefois
Par le bandeau de ses mains sur mes yeux.

Je voudrais te poser quelque question, je me demande de ces jours, enfin je pense, je ressasse, parfois l’absurde de l’amour – idem la camaraderie, les hommes et leurs liens comiques – s’en faire tout un plat, les refuges pas moins futiles que les réfugiés, le côté finalement tantôt biologique, parfois raffiné de pensées mais toujours étrange, surfait etc. et toi qui es si ‘lover’ si écorché (en gros parfait spécimen à disséquer)bref ce serait trop long alors au moins, que ta prochaine entrée soit pour au plus vite ! Donc non, je ne te pose pas la question mais j’espère que tu en (re)parleras par ton journal, et que tu (t’)opéreras bien en profondeur, je veux dire, plus loin encore, moi de mon côté j’espère qu’une fille (je sais c’est pas conséquent après ce que je viens d’écrire sur l’absurdité mais ainsi font-elles, alors je m’adapte !)viendra vite embrasser mes attentes, trop d’apnée (et d’acné)nuit à la santé !
Amitiés
Olivier (je m’étais juré de faire court mais bon, tu sais comment ça va..)