jeudi, juillet 21, 2005

La marée viendra...son écume rit déjà.

Petit souvent on jouait,
Parfois au méchant pistolet,
C’était innocent,
D’être un enfant,

Seulement bien vite épuise-t-on ses cartouches,
On comprend qu’il n’y a que des châteaux de sable,
Et la marée déjà…
Qu’importe que vous fussiez farouche,
Les projections sont de belles affables,
Tout s’en ira !

Malheur au passé !
Pire que l’avenir !
Tout change tout fuit c’est à frémir,
Le tempérament n’est plus que de cire,
Assez !...mais c’est déjà...
Passé...

De cire ! L’espoir fond à n’en plus finir,
Au feu la poésie ! Et le reste...
Voilà tout... tout t’empeste,
Les pensées labyrinthe-éteau savent agonir,

Elles ne font que geindre,
Vraiment il n’y a pas de quoi s’en réjouir,
Plutôt tout fuir, et tout enfuir,
Les grands enfants doivent feindre,
Ainsi va la vie.

Alors avec sa pelle on creuse,
Il y a tant de gouffres à découvrir !
C’est véritable orgie !
On ira pas se jeter dans la Meuse,
Car on a trop d’imagination,
Que pour ne pas souffrir.

Et on le sait c’est là le plus haut délice,
Cela se déguste !
Cela se déguise cela s’immisce,
Plein le buste !

Tout s’en va tout dérive,
La marée fait bien rougir,
Le passé bien honteux,
Nous étions si boutonneux,
A s’imaginer pareils avenirs.

Tout dans la face,
Voilà,
Il n’y a que ça,
La bourrasque !
Plus rien après.