A chaque refuge son éphémère son pathétique
Admettons que l’homme soit un progrès (en excluant la femme c’est tout à fait plausible). Alors,
Le progrès c’est absurde mais sans poésie la vie ne rime à rien.
Avant, nous étions l’eau, ces petites bactéries, ces organismes monocellulaires et voici, si vite ! quoi, quelques ridicules milliards d’années, nous voici plus que la bête qui se sustente se procréée et au mieux exulte quelque instinct primitif, nous voici la bête de l’absurde, du pathétique, nous sommes les torturés de la pensée car sans cela, tous les moutons qui chaque jour partent au travail ne sont que de pâles copies de nos ancêtres les bêtes. L’humain modeste aime mendier sa pitance, " ah mon bon maître fais-moi gagner ma ‘vie’ à la sueur de mon front’. Ma vie ! Mais de qui se moque-t-on ! Est-ce dont cela vivre, vivre son progrès ? Tous des bêtes !
Et les bêtes ça a besoin de refuges et des refuges il n’en est pas des nombres ! Il y a l’amour, il y a la haine et puis voilà tout ! L’amour de Dieu, ah les sectes, ces bien pensantes, un comble ! L’amour de l’homme, oh qu’il est magnanime mon philanthrope ! L’amour de la fécondité, viens, ô viens ma belle, on fera famille, on fera joujou, viens ma belle je vais te montrer l’envers du décor. L’amour de soi, c’est important de s’aimer, pas vrai ! Puis il y a les haines en tout genre et toutes formes mais enfin que vois-je là, serait-ce dont.. Mais oui ! Il y a ce refuge, ni d’amour ni de haine, j’ai choisi de me réfugier en mon être mais oh ! A vrai dire il en est de l’amour et il en est de la haine, je suis haine et amour, et chacun de mes pas s’enfonce dans ma chair, voilà, voilà tout ! La messe est dite !
Mais j’en vois venir, accourir me relancer :
" Mais en quoi le progrès est-il si absurde, prouve-le, langue de vipère, esprit fourbe et amer. "
" Mes braves, voyons, n’avons-nous pas communément admis l’homme comme fier étendard du progrès des choses et de leurs évolutions ? Et n’avons-nous pas, au terme de ce périple, n’avons-nous pas suffisamment d’indices, que pour savoir combien tout ceci de cette curieuse bête a la saveur et le parfum, la teneur et l’éphémère du pathétique des plus absurdes ? Si ce n’est votre conviction, alors profitez-en, tout fout le camp, c’est la fuite tôt ou tard, les fins sont si proches de leurs débuts, si vous saviez ! Et si vous évitez comme la peste les convictions alors, alors vous êtes un brave, venez donc m’en dire la nuance. "
Le progrès c’est absurde mais sans poésie la vie ne rime à rien.
Qu’on en pleure qu’on en piaffe, qu’importe ! Après ça reste de la petite comédie. Le raffiné toujours sera mon refuge, car qui plus futile que le raffiné, il se marie si merveilleusement à notre lourd notre lot de pathétique. La belle et la bête ! Le futile et le pathétique, ne sont-ce pas là de parfaits amants ?
A l’amour alors !
Le progrès c’est absurde mais sans poésie la vie ne rime à rien.
Avant, nous étions l’eau, ces petites bactéries, ces organismes monocellulaires et voici, si vite ! quoi, quelques ridicules milliards d’années, nous voici plus que la bête qui se sustente se procréée et au mieux exulte quelque instinct primitif, nous voici la bête de l’absurde, du pathétique, nous sommes les torturés de la pensée car sans cela, tous les moutons qui chaque jour partent au travail ne sont que de pâles copies de nos ancêtres les bêtes. L’humain modeste aime mendier sa pitance, " ah mon bon maître fais-moi gagner ma ‘vie’ à la sueur de mon front’. Ma vie ! Mais de qui se moque-t-on ! Est-ce dont cela vivre, vivre son progrès ? Tous des bêtes !
Et les bêtes ça a besoin de refuges et des refuges il n’en est pas des nombres ! Il y a l’amour, il y a la haine et puis voilà tout ! L’amour de Dieu, ah les sectes, ces bien pensantes, un comble ! L’amour de l’homme, oh qu’il est magnanime mon philanthrope ! L’amour de la fécondité, viens, ô viens ma belle, on fera famille, on fera joujou, viens ma belle je vais te montrer l’envers du décor. L’amour de soi, c’est important de s’aimer, pas vrai ! Puis il y a les haines en tout genre et toutes formes mais enfin que vois-je là, serait-ce dont.. Mais oui ! Il y a ce refuge, ni d’amour ni de haine, j’ai choisi de me réfugier en mon être mais oh ! A vrai dire il en est de l’amour et il en est de la haine, je suis haine et amour, et chacun de mes pas s’enfonce dans ma chair, voilà, voilà tout ! La messe est dite !
Mais j’en vois venir, accourir me relancer :
" Mais en quoi le progrès est-il si absurde, prouve-le, langue de vipère, esprit fourbe et amer. "
" Mes braves, voyons, n’avons-nous pas communément admis l’homme comme fier étendard du progrès des choses et de leurs évolutions ? Et n’avons-nous pas, au terme de ce périple, n’avons-nous pas suffisamment d’indices, que pour savoir combien tout ceci de cette curieuse bête a la saveur et le parfum, la teneur et l’éphémère du pathétique des plus absurdes ? Si ce n’est votre conviction, alors profitez-en, tout fout le camp, c’est la fuite tôt ou tard, les fins sont si proches de leurs débuts, si vous saviez ! Et si vous évitez comme la peste les convictions alors, alors vous êtes un brave, venez donc m’en dire la nuance. "
Le progrès c’est absurde mais sans poésie la vie ne rime à rien.
Qu’on en pleure qu’on en piaffe, qu’importe ! Après ça reste de la petite comédie. Le raffiné toujours sera mon refuge, car qui plus futile que le raffiné, il se marie si merveilleusement à notre lourd notre lot de pathétique. La belle et la bête ! Le futile et le pathétique, ne sont-ce pas là de parfaits amants ?
A l’amour alors !

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