Le grand final
Ma grande chérie,
Mais je préfère le spleen,
De la mélancolie,
Il est le trampoline,
Le sacrifice me délivre du bonheur,
De loin je semble désœuvré,
De près vous m’écœurez,
J’ai tout donné même la lueur,
Je souffle les bougies de l’ennui,
Il n’en reste que le doux silence,
Plus douce encore la solitude naquit,
La pensée est une drôle d’émergence,
Je me souviens des poésies d’amour,
Les jolies filles dont je fis le détour,
Elles m’ont joué de bien vilains tours...
Aurais-je mal joué la comédie ?
Moi qui les en croyais friandes,
De mon cœur elles furent la friandise,
Et c’est ainsi qu’elles me croquèrent,
Je vis combien elles étaient déviantes...
Mais en bien ou en mal,
Il n’y a rien à regretter,
Que le souvenir d’un oubli,
De bien ou de mal,
Il n’y a que des enragés,
De l’ignorance je fus l’outil,
Mes poésies ne parlent point d’amour,
À vrai dire elles racontent mon être,
Celui que je préfère,
Le seul qui me parcoure sans détour,
Et si demain je chante le bonheur,
Pour raison de cœur ou exquises douleurs,
N’oubliez pas que la tristesse durera toujours,
Cela je le sus d’un poète qui d’un autre poète fit le tour,
Et de détour en détour,
Il ne subsiste que le sentiment,
D’une grâce des tourments,
Mais l’éternel reste sourd...
Des personnages m’entendent,
Où sont-ils ces misérables !
On m’a abandonné sur la pente,
Les compagnons sont un mirage...
La solitude est notre seule promesse,
De solitaire assumé il n’y a que les cailloux,
Chaque Robinson vit en grande détresse,
De l’intime obligé s’accomplit le dégoût,
Les perspectives béantes agressent,
Le vertige est Moby Dick,
La récompense modique,
Et la liesse est un mensonge d’allégresse,
De l’espoir nous sommes la négresse,
Esclaves d’horizons bien noirs,
Les fantasmes s’habillent de tendresses,
Ils dissimulent la tristesse qui se déploie,
Dès la naissance on nous fait asseoir,
Sur bien des cheval de Troie,
Quid de l’avenir,
Qu’en saurais-je,
La vie est un long Quiz,
Les intrigues nous enneigent,
Mais aucun mystère ne tombe,
Mes arcs-en-ciel vous font la bise !...
Au Clair de lune,
Écrivis-je ce poème,
Sonate pour piano numéro quatorze en ut dièse mineur, premier mouvement, Ludwig Van Beethoven, il n’y a que ça, écouter la musique, dessiner des mots, écrire mélodies et espérer...
À bientôt, j’espère !
Sûrement…
