mercredi, novembre 23, 2005

Le grand final

J’aime la poésie,
Ma grande chérie,
Mais je préfère le spleen,
De la mélancolie,
Il est le trampoline,

Le sacrifice me délivre du bonheur,
De loin je semble désœuvré,
De près vous m’écœurez,
J’ai tout donné même la lueur,

Je souffle les bougies de l’ennui,
Il n’en reste que le doux silence,
Plus douce encore la solitude naquit,
La pensée est une drôle d’émergence,

Je me souviens des poésies d’amour,
Les jolies filles dont je fis le détour,
Elles m’ont joué de bien vilains tours...

Aurais-je mal joué la comédie ?
Moi qui les en croyais friandes,
De mon cœur elles furent la friandise,
Et c’est ainsi qu’elles me croquèrent,
Je vis combien elles étaient déviantes...

Mais en bien ou en mal,
Il n’y a rien à regretter,
Que le souvenir d’un oubli,
De bien ou de mal,
Il n’y a que des enragés,
De l’ignorance je fus l’outil,

Mes poésies ne parlent point d’amour,
À vrai dire elles racontent mon être,
Celui que je préfère,
Le seul qui me parcoure sans détour,

Et si demain je chante le bonheur,
Pour raison de cœur ou exquises douleurs,
N’oubliez pas que la tristesse durera toujours,
Cela je le sus d’un poète qui d’un autre poète fit le tour,

Et de détour en détour,
Il ne subsiste que le sentiment,
D’une grâce des tourments,
Mais l’éternel reste sourd...

Des personnages m’entendent,
Où sont-ils ces misérables !
On m’a abandonné sur la pente,
Les compagnons sont un mirage...

La solitude est notre seule promesse,
De solitaire assumé il n’y a que les cailloux,
Chaque Robinson vit en grande détresse,
De l’intime obligé s’accomplit le dégoût,

Les perspectives béantes agressent,
Le vertige est Moby Dick,
La récompense modique,
Et la liesse est un mensonge d’allégresse,

De l’espoir nous sommes la négresse,
Esclaves d’horizons bien noirs,
Les fantasmes s’habillent de tendresses,

Ils dissimulent la tristesse qui se déploie,
Dès la naissance on nous fait asseoir,
Sur bien des cheval de Troie,

Quid de l’avenir,
Qu’en saurais-je,
La vie est un long Quiz,
Les intrigues nous enneigent,
Mais aucun mystère ne tombe,
Mes arcs-en-ciel vous font la bise !...

Au Clair de lune,
Écrivis-je ce poème,
Sonate pour piano numéro quatorze en ut dièse mineur, premier mouvement, Ludwig Van Beethoven, il n’y a que ça, écouter la musique, dessiner des mots, écrire mélodies et espérer...

À bientôt, j’espère !

Sûrement…



Je n'aime pas la mise en page autorisée par mon nouveau blog, en ce qui concerne les poésies, donc petit passage par ici, peut-être utiliserai-je après tout cet outil pour mes poésies, et le joueb pour le reste. Je verrai, c'est encore à définir tout ça.
Ah oui, et cette poésie est celle qui termine mon roman dernièrement écrit, l'autre y trouve sa place plutôt vers son début. Eh oui, je me suis payé le luxe de deux poésies glissées çà et là de la narration... La classe!

mercredi, novembre 16, 2005

J’ai quand même bien envie d’encadrer l’un ou l’autre extrait romanesque, mais lesquels ! Voilà, si quelqu’un a une idée, par rapport au corps de chapitre que j’avais présenté au 01 novembre (05), qu’il m’annonce son chapitre intrigue et j’en donnerai la mesure. Que cela soit su !

mardi, novembre 15, 2005

L'art de la soumission (je vais attirer des grands garçons en petit tutu !)

Il n’est ni mérite ni opprobre. L’être humain n’est que le lieu de rencontre d’un infini de hasards.

Je signifie par là, on subit sa génétique, on subit sa civilisation, son rang sa période son instant ! Chaque instant nous soumet ! On n’a rien à dire. Mais on n’arrête pas de l’ouvrir. Voilà, c’est ça l’homme. Comique... Tout qu’on subit, nos choix mêmes ! Oh... On a le sentiment de décider. Mais oui... Ben voyons ! Tu parles ! Tenez, ce que j’écris, là ! C’est de l’évidence, c’est tout moi ! Implacable...

Les décisions, c’est juste le prolongement des milles contextes d’avant.

Voilà, mon idée, le beau point de vue. Si je dis des bêtises ? Peut-être ! Comment non ! Mais faut comprendre, je n’ai pas eu le choix...

À part ça, je vacille d’un blog (celui-ci) à l’autre ( mon nouveau baby ). Ça me va bien somme toute, joli costume, moi qui bouge d’une émotion à l’autre, il tient la route le projet. Oh... Faudra mettre de l’ordre. Peut-être... Je ne sais pas, pour le moment je n’image pas encore qui fait quoi, sans doute le temps apportera-t-il quelque éclairage sur les assignations des uns et des autres. Pour l’heure, je m’assigne à résidence, trop froid dehors ! (même pas vrai, mais bon...)

lundi, novembre 14, 2005

Le droit de parole

Comme je n’aime pas être censuré, sans justification aucune qui plus est. Je dépose ici mes intentions. Et puis... Manquent pas d’air les gens, ça écrit des horreurs, ça se complaît dans ses travers mais non, vous avez pas droit au chapitre. Ah... Décidément ils ne changeront pas. Et finiront mal. Mais ce texte intelligent ne mourra pas, ah ça non ! Voici :

“ Je suis bien d’accord mais nous non plus on n’est pas des chiens. Ni les seuls à geindre…
Je ne connais pas ton histoire mais je sais que toute histoire connaît de multiples éclairages. Chacun vit à sa façon l’histoire en commun.
Je ne sais pas, beaucoup de douleur ressort de tout cela mais je ne pense pas que la rudesse soit la seule issue, même pour toi. La douceur te serait-elle si inaccessible que ça ? Puis, pardonner ne signifie pas retomber dans les mêmes travers. Mandela a su pardonner, et aller de l’avant, c’est même grâce à cette attitude cinq étoiles que le changement fut possible (même si les malheurs continueront d’exister, évidemment). Bon, moi le premier je sais faire parler l’impulsivité mais j’essaye d’éviter la cruauté, oh... Oui nous sommes des bêtes méchantes, mais quand même... Ah, enfin... je ne sais pas au fond, c’est juste qu’en lisant ton entrée d’abord j’ai eu le haut-le-cœur, puis ça m’a révolté et finalement je me dis que la souffrance engendre la souffrance, on ne peut pas lui en vouloir. Tu dis que pardonner était la fin de ton monde mais les suicides toujours s’arrangent pour trouver leurs motifs, faut pas déconner, si on en vient à pareille extrémité c’est qu’il y a un sérieux problème chez soi. Après au hasard le choix des modalités, mais vraiment, si on n’accorde pas plus de valeur à sa propre vie que ce que les autres veulent bien nous faire subir il est temps de faire le point. Ce que tu as fait, mais de quelle manière ! Je me rappelle, toi-même la première à exécrer ‘les gens dans les parages qui ne cessent de geindre’, tu ne l’avais pas formulé en ces termes mais l’idée est là. Alors voilà, tous on geint, et tous on sait être très chien envers autrui. À force je vais finir par donner raison à Houellebecq, l’homme est un animal tordu et empli de vacherie.
Pourtant… je préfère me battre contre cela, au moins un peu, essayer, après on verra, même si déjà les saveurs se font sentir.

Mise à jour de dernière minute : la belle surprise, moi qui avais préparé mes idées sur Word, que vois-je ? Tu m’as refusé l’accès au droit de réponse... Je t’ai connue plus argumentée que cela, toi qui te plaignais des débats stériles sur parano et autre, tu t’achemines décidément de plus en plus vers la facilité, et ce à tous niveaux. En fait tu préfères les caractères (et les situations) dociles, discrets, ou assez détachés, même faussement, c’est triste, vraiment. Ça n’aura qu’un temps, toi comme moi le savons, et même si tu t’y refuses ça n’aura qu’un temps. Le plus beau mensonge du monde finit par se lasser et péter dans les dents. Je suis juste désolé de t’avoir prise pour quelqu’un d’autre. Mais il faut bien s’y résoudre, je n’ai rien d’une personnalité pratique. ”

dimanche, novembre 13, 2005

À force, j’en viens à penser que le combat est un échec annoncé. À quoi bon... Rien ne change, les événements qui doivent arriver arriveront, immuables les salauds. Oh... On leur fait faire de fières bifurcations, on crâne un peu les destins mais au final rien ne change vraiment, les gens restent les gens, et les choses plus que jamais demeurent elles-mêmes. Parfois quelque changement de costume mais c’est du pareil au même, les grandes lignes directrices persévèrent sur leurs railles dégueulasses, ou pas, question de chance. C’est bien désolant tout cela, mais c’est ainsi. Arriverais-je à l’accepter je ne sais pourtant il faudrait bien, il faudrait… Parfois il est si dur céder son orgueil aux évidences de l’immuable. Le combat est injuste. Il est juste naturel, dans toute sa chiennerie !
Et le temps continue sa dérive, il emporte tout ! Et nous aussi on continue, juste un peu, le temps de la dérive…
Il y a quelques mois d’ici j’ai rencontré un petit garçon. Il s’était brûlé la main. Il l’avait déposée dans le feu. Il geignait beaucoup. Surtout à propos des bandages trop serrés, puis des pommades bon marché. Je le voyais, et je sentais presque même encore le carbonisé de la chose mais vraiment, non, je ne comprenais ni ne comprends à ce jour cette persistance à ainsi faire doléances de conséquences aussi évidentes. C’était un événement. Main dans le feu égal douleur. D’immaculés désagréments, rien de plus. Mais je devrais compatir, il est vrai. Je dois bien reconnaître que je n’y arrive pas toujours et que c’est principalement un sentiment de vive irritation qui me rencontre. Il y a des jours où l’homme est révoltant plus encore que la vie et son principe dégueulasse.

Dans une note annexe, hier j'ai inauguré un nouveau blog, le troisième avec celui-ci (l'autre fut un mort né, ou presque), je ne sais encore comment je vais gérer tout cela, entre autre de me gérer moi-même (et la tâche est conséquente), mais la perspective semble intéressante, j'en avais déjà évoqué la possibilité, celle d'autres horizons. On verra, n'est-ce pas...

lundi, novembre 07, 2005

L'expérience interdite, je sais pourquoi le fruit était défendu.

L’art est une expérience solitaire. Après il faut rencontrer. Il faut survivre. Exister. Au-delà soi-même. Plus que soi. Mais pas tant que ça.
L’art est une forme de vie. Plus évoluée, je ne sais pas. Il me semble. On fait moins semblant mais on masque plus.
J’aime ce que j’écris, là, tout de suite, en cela je touche du positif, toujours cela de pris. Le butin est maigre mais les modalités sont brillantes. Sinon quoi ! À la fin...
Je suis fatigué, fort acculé mais je poursuis. Quoi d’autre... Mon petit prestige. Je n’ai pas le choix, aussi.
À part cela Marvin Gaye ne cesse d’adoucir mes oreilles, très talentueux, vraiment, un charme ce garçon.
Je sens que mon écriture accède à son prochain stade, une nouvelle couche s’apprête d’enrober. Ce sera nouveau très fort trop insuffisant. Toujours cela de pris... Le butin est maigre mais les modalités sont brillantes.
" Que fais-tu dans la vie "
Maintenant je sais que répondre :
" Je pense à la vie ", " Et parfois je pense à moi qui pense la vie ", je suis la poupée russe de l’humanité ! Satisfait ou remboursé. Mais l’insatisfaction sera ce que je connaîtrai de plus proche de l’éternité. Alors, comment on me rembourse ? Une vie ça fait beaucoup, lorsqu’on en a qu’une. Euh, un bisou, c’est possible ?
Merci d’avoir participé. Au suivant !

mercredi, novembre 02, 2005

Je sais pourquoi trois petits points souvent ponctuent mes idées.
Le seul point me laisse une saveur bien trop définitive...
C’est effrayant !